Roman humoristique

Les mémoires d’un chat – ARIKAWA HIRO

L’histoire

Un chat errant a élu domicile sur le toit d’un monospace. Son propriétaire, Satoru Miyawaki, parvient à l’apprivoiser. Ils vont devenir les meilleurs amis du monde. Satoru le baptise Nana parce que sa queue fait un crochet en forme de 7. Il déménage car l’endroit où il habite n’accepte pas les chats. Pendant cinq ans, c’est le parfait bonheur.

Puis, Satoru contacte ses amis d’enfance en leur demandant de bien vouloir prendre en charge Nana. Il commence alors un périple à travers le Japon pour les retrouver et essayer de trouver un foyer à Nana.

Le roman

L’histoire évolue au gré des commentaires de Nana et des souvenirs d’enfance de Satoru, racontés par ses amis. Elle commence de façon légère avec les pensées de Nana lors de ses premières rencontres avec son jeune maître : « T’inquiète, je suis un chat sans domicile fixe, je vais pas faire la fine bouche. Tiens, par exemple, ces manteaux de coquilles Saint-Jacques, ça m’ira parfaitement. »

Puis lors de leur installation : « Notre nouvelle vie à deux a donc commencé. Comme humain, Satoru était le colocataire idéal. Et je dois dire que comme chat, il ne pouvait pas trouver meilleur coloc que moi. »

Je pensais qu’il s’agissait un petit roman sympathique à la Garfield. Mais au fur et à mesure des pérégrinations de Satoru pour trouver un foyer à son chat,  son enfance, les non-dits et les petits secrets se dévoilent. On découvre à travers les histoires des uns et des autres des aspects de la société japonaise, comme Yoshiminé, dont les parents ne pensent qu’à travailler : « la vie familiale est passé pour eux du côté obscur de l’ennui et apparemment je n’émets pas la lumière qui leur apporterait le salut ». Ils le confient à sa grand-mère paternelle.

Le premier ami retrouvé est Kôsuké. Ensemble, ils avaient trouvé un chaton abandonné que Satoru avait finalement adopté suite au refus du père de son ami d’avoir un animal à la maison. Prénommé Hachi, il avait été le premier chat de Satoru. Kôsuké tout en voulant rendre service à son ami, voit en même temps une façon de prendre une revanche sur son père qui lui avait interdit d’adopter Hachi, une possibilité de faire revenir son épouse. Nana refuse de rester avec cet être sans caractère. Satoru lui aussi prend conscience des enjeux et répond à son ami : « Je suis d’avis que pour toi aussi bien que pour ton épouse, il serait préférable de prendre un chat tout neuf, à qui tu ne demanderas pas de porter le poids d’un souvenir de ton passé.

Le roman va évoluer au gré des rencontres avec une émotion qui va crescendo. C’est une magnifique histoire entre un homme et son animal de compagnie (difficile de ne pas verser une petite larme à certain passage). Je reprends les mots de la quatrième de couverture qui résume bien ce magnifique livre : prenant, surprenant, profond et plein d’humour.

 

L’AUTEUR

Hiro Arikawa (有川 浩, Arikawa Hiro, née le 9 juin 1972) est une écrivaine japonaise de light novels (un type de roman japonais destiné à un public de jeunes adulte).
Hiro Arikawa remporte le 10ème grand prix du roman Dengeki pour écrivains débutants avec Shio no Machi: Wish on My Precious en 2003. Le livre est salué pour son histoire d’amour entre une héroïne et un héros séparés par l’âge et le statut social, et pour sa description des structures militaires. Bien qu’elle soit un auteur de light novels, ses titres suivants sont publiés en édition reliée en compagnie d’ouvrages plus littéraires, son éditeur MediaWorks lui réservant une considération appropriée.

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