Browse Author by Chrisylivres
Autoiographie

Prisons _ Ludovic-Hermann Wanda

« Un enfant qui ne va pas aujourd’hui à l’école ira demain en prison. Victor Hugo, mon vibrant Victor, a laissé à la postérité quelques mots exprimant cette tragique évidence : « Fermer une école, c’est ouvrir une prison. » Ceux qui ont coutume de saupoudrer leurs conversations d’humour noir disent que Fleury-Mérogis est devenu le plus grand lycée d’Europe ».

Ludovic-Hermann Wanda, Prisons.

La critique n’a pas tari d’éloges sur Ludovic-Hermann Wanda. Auteur d’un tout premier roman, Prisons, publié en 2018 aux éditions de l’Antilope, on retient d’abord de lui qu’il a fait de la prison mais que sa volonté et son intelligence ont fait de lui un grand homme. Et c’est ce que l’auteur raconte lui-même dans son livre avec une pointe d’orgueil, il faut le dire. Son parcours, original et admirable, ne laisse personne de marbre.

Continue Reading
LISTE

Bref horizon du paysan dans la littérature du XIXème siècle

La campagne intrigue encore aujourd’hui. G. Sand disait déjà en son temps : « Je l’ai dit, et dois le répéter ici, le rêve de la vie champêtre a été de tout temps l’idéal des villes et même celui des cours. »

« De nous jours les campagnes, exclusivement agricoles, ont une grande homogénéité socio-économique. Mais au XIXème siècle le tissu social du monde rural est complexe et dense. »[1]. Le paysan désigne pour nous – de manière plutôt péjorative, il faut le reconnaître – l’agriculteur et l’éleveur.

Continue Reading
Romans autres

Les Fables de l’Humpur – Pierre BORDAGE

Il y a un peu moins d’une année, nous vous présentions les deux tomes de la saga Arkane de Bordage. SI vous ne l’avez pas lu, c’est par là :

http://chrisylitterature.jouglar.eu/arkane-i-et-ii-pierre-bordage/

De ce livre, nous vous avions fait partager l’extrait suivant :

« Sans la corporation des égoutiers, méprisée des Hauts jusque dans les Bas, Arkane croulerait déjà sous des tonnes et des tonnes de déchets. Ces hommes vouent leur existence à l’écoulement permanent des rejets des citadins, aussi bien les restes de leurs repas que leurs eaux usées et leurs propres déjections. C’est fou ce qu’un seul individu peut produire comme résidus en une année ! S’il en était conscient, il changerait de comportement, il mangerait frugalement pour ne pas gaspiller la nourriture et ne pas évacuer trop de matières, il s’épargnerait des lavages superflus, il cesserait d’être cette personne irréfléchie et grasse qui croit que sa merde disparaît par la magie des déesses, il vouerait un respect et une sympathie sans limites à ceux qui prennent soin de ses excréments, mais le temps est encore loin d‘un comportement responsable, l’égoïsme qui règne en maître finira par nous étouffer, comme Arkane s’affaissera un jour dans sa propre inconscience.

Continue Reading
LISTE

LE MONDE DU TRAVAIL ACTUEL VU PAR LES ECRIVAINS

Pendant les Les Trente Glorieuses, la période de forte croissance économique et d’amélioration des conditions de vie qu’ont connue la grande majorité des pays développés entre 1946 et 1975, le monde du travail a peu inspiré les écrivains.

Le seul roman remarquable abordant ce sujet est l’écume de jours de Boris Vian. L’auteur énonce dans cette œuvre les conditions de travail inhumaines. Chaque personne employée est ramenée au rang d’une machine. Il faut peut-être y voir aussi l’expression des ressentiments d’un enfant issu d’une famille de rentiers, obligés de travailler au lieu de profiter de sa vie.

Continue Reading
Littérature du XXIème siècle, Romans autres

PONTHUS Joseph – A la ligne

LE ROMAN :  À la ligne » est le premier roman, ou plutôt journal de Joseph Ponthus. Pendant deux ans, Joseph Ponthus, 40 ans, a retranscrit ses histoires d’intérimaire en Bretagne, des conserveries de poissons à l’abattoir. A propos du contexte, il dit: «On entend qu’il n’y a plus de classe ouvrière. C’est plutôt qu’il n’y a plus de conscience de classe ouvrière. Le capitalisme a triomphé. Il a segmenté les hommes et le constat s’applique jusqu’à l’intitulé de leur poste. On ne dit plus ouvrier, mais opérateur de production; on ne dit plus chaîne, mais ligne… Cette euphémisation des termes dit quelque chose.»

Continue Reading