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Conte philosophique

Supplément au voyage de Bougainville – Denis DIDEROT

Le titre complet de ce conte est Supplément au Voyage de Bougainville ou Dialogue entre A. et B. sur l’inconvénient d’attacher des idées morales à certaines actions physiques qui n’en comportent pas.

On met une majuscule à « voyage » car il s’agit d’un écrit de Diderot mais il en fait une suite que Bougainville aurait refusé de publier dans son Voyage au tour du monde en 1772. Cet écrit est composé de quatre parties :

1) Le « Jugement du voyage de Bougainville » introduit la matière et les personnages A. et B. Ces deux-là parlent du Voyage au tour du monde de Bougainville et de son auteur. Continue Reading

Conte philosophique

Madame de La Carlière – Denis DIDEROT

Madame de La Carlière est une histoire qui finit mal. L’héroïne du roman meurt amère, son enfant malade, le mari finit sa vie disgracié.

Tout commence par une conversation entre le conteur et l’auditeur. Ils aperçoivent le chevalier Desroches. Un homme qui donne peine à voir. Pourtant, c’est un homme dont les débuts ne laissaient pas présager une fin si minable.

« Et c’est ainsi que de bouche en bouche, échos ridicules les unes des autres, un galant homme est traduit pour un plat homme, un homme d’esprit pour un sot, un homme honnête pour un coquin, un homme de courage pour un insensé, et réciproquement. Non, ces impertinents jaseurs ne valent pas la peine que l’on compte leur approbation, leur improbation pour quelque chose dans la conduite de sa vie. » Continue Reading

Conte philosophique

Ceci n’est pas un conte – Denis DIDEROT

Dans ce conte, le conteur et l’auditeur sont mis en scène : « Lorsqu’on fait un conte, c’est à quelqu’un qui l’écoute ; et pour peu que le conte dure, il est rare que le conteur ne soit interrompu quelquefois par son auditeur. Voilà pourquoi j’ai introduit dans le récit qu’on va lire, et qui n’est pas un conte ou qui est un mauvais conte, si vous vous en doutez, un personnage qui fasse à peu près le rôle du lecteur, et je commence. »

Le conteur nous fait part de deux histoires, deux destins ayant ployé sous l’amour :

_ c’est le destin de Tanié, un pauvre roturier, courageux et travailleur qui se plie en quatre pour satisfaire toutes les volontés de la Reymer, une femme vénale et hypocrite.

« Il faut avouer qu’il y a des hommes bien bons et des femmes bien méchantes. » Continue Reading

Théâtre

Le mariage de Figaro – Beaumarchais

« Un Monsieur de beaucoup d’esprit, mais qui l’économise un peu trop, me disait un soir au spectacle : « Expliquez-moi donc, je vous prie, pourquoi, dans votre pièce, on trouve autant de phrases négligées qui ne sont pas de votre style ? – De mon style, Monsieur ? Si par malheur j’en avais un, je m’efforcerais de l’oublier quand je fais une comédie, ne connaissant rien d’insipide au théâtre comme ces fades camaïeux où tout est bleu, où tout est rose, où tout est l’auteur, quel qu’il soit. »» (Préface).

 

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, dit Marivaux, naît à Paris, en 1688 et y décède en 1763. Continue Reading

Conte philosophique

Zadig ou la destinée – Zadig

François-Marie Arouet naît en 1694. Son père est notaire. Il reçoit une formation classique à Louis-le-Grand, chez les Jésuites. Mais acquiert très vite le goût du plaisir et du bel esprit. Il est exilé deux fois en province en 1715 pour des écrits satiriques contre La Motte puis contre le Régent et est enfermé onze mois à la Bastille en 1717 pour une épigramme en latin au Régent. En 1718, le succès d’Œdipe le rend célèbre. En 1726 il est enfermé à la Bastille pour avoir attaqué le chevalier de Rohan : lors d’un conflit pour s’attirer les faveurs de Mlle Lecouvreur, le chevalier lui aurait lancé « Arouet ?… Voltaire ?… Enfin, avez-vous un nom ?… », ce à quoi Voltaire aurait répliqué « Voltaire ! Je commence mon nom, vous terminez le vôtre ! ». Il s’exile en Angleterre en mai 1726. En 1728, il dédie à la Reine d’Angleterre l’Henriade, une épopée. Continue Reading