Conte philosophique

Ceci n’est pas un conte – Denis DIDEROT

Dans ce conte, le conteur et l’auditeur sont mis en scène : « Lorsqu’on fait un conte, c’est à quelqu’un qui l’écoute ; et pour peu que le conte dure, il est rare que le conteur ne soit interrompu quelquefois par son auditeur. Voilà pourquoi j’ai introduit dans le récit qu’on va lire, et qui n’est pas un conte ou qui est un mauvais conte, si vous vous en doutez, un personnage qui fasse à peu près le rôle du lecteur, et je commence. »

Le conteur nous fait part de deux histoires, deux destins ayant ployé sous l’amour :

_ c’est le destin de Tanié, un pauvre roturier, courageux et travailleur qui se plie en quatre pour satisfaire toutes les volontés de la Reymer, une femme vénale et hypocrite.

« Il faut avouer qu’il y a des hommes bien bons et des femmes bien méchantes. »

_ c’est aussi celui de madame de La Chaux, ayant délaissé sa fortune, sa réputation, et sa santé au service d’un vil et ingrat individu nommé Gardeil.

« Et puis s’il y a des femmes très méchantes et des hommes très bons, il y a aussi des femmes très bonnes et des hommes très méchants ; et ce que je vais ajouter n’est pas plus un conte que ce qui précède. »