Roman policier

GRIFFITHS ELLY – Les disparues du marais

L’histoire

Ruth Galloway, ostéo-archéologue, enseigne à l’université du North Norfolk et vit à la lisière d’une zone marécageuse proche de la mer. Elle est appelée comme experte suite à la découverte d’ossements dans les marais.
En effet, le trou où les ossements sont entreposés, est situé à trois kilomètres d’un henge (mot anglais : c’est une structure architecturale préhistorique presque circulaire ou ovale). Habituée aux fouilles, elle dégage méticuleusement le terrain et découvre une torque, un collier datant d’au moins deux mille ans.
Ruth Galloway se demande quel sens donner à cette découverte : « comme les autres corps retrouvés dans les marais celui-ci date sans doute de l’âge de fer, époque de massacres rituels… se pourrait-il que les ossements aient un lien avec le henge, malgré la distance qui les sépare ? »
L’inspecteur principal Harry Nelson est déçu : une affaire non élucidée le ronge depuis dix ans. Dix ans plus tôt, une petite fille Lucy Downey âgée de cinq ans a disparu. L’inspecteur a reçu des lettres étranges au fil des années l’accablant de reproches, et, citant notamment Shakespeare : « des tombes ont bâillé et recraché leurs morts » ou faisant référence à des connaissances pointues en archéologie.
Peu de temps après, une autre petite fille disparaît. L’inspecteur requiert l’aide de Ruth Galloway. Il est persuadé que le lieu où l’on a retrouvé les corps sacrifiés il y a deux mille ans, détient la clé qui lui permettra de résoudre la disparition de ces deux fillettes.
Le roman
Pour les besoins de l’enquête, l’inspecteur sollicite une experte en archéologie préhistorique. Le paysage du henge est la toile de fond de l’histoire. Les sépultures millénaires sont  situées dans un marais car cette zone est un trait d’union entre la terre et la mer, « un lien entre la vie et la mort », et aussi une frontière. De plus, « quelque chose en nous redoute ce qui est enfoui, ce que nous ne pouvons voir ».
Pour les spécialistes, « regarder la préhistoire, c’est comme « regarder dans le vide » et toutes les théories sont de nature spéculative ». Nous abordons ces découvertes avec notre mentalité du 21e siècle. Toutefois, appréhender cette période de l’histoire de l’humanité est toujours vertigineux. Ce doit être un effet des réminiscences de notre cerveau reptilien.

le roman évolue entre une enquête policière classique et les recherches des archéologues.  C’est un thriller vraiment prenant.
L’auteur
Sous le pseudonyme d’Elly Griffith se cache Doménica de Rosa, écrivaine diplômée en littérature anglaise. Elle est née en 1963 à Londres. Elle vit près de Brighton avec son mari archéologue et ses deux enfants. elle aime la recherche et on retrouve cette passion dans ses livres qui sont très documentés.
L’auteur s’est inspirée du Seahenge (ou Holme I) est le plus ancien cercle rituel de bois intact1.
Composé de 55 poteaux2 de chêne disposé autour d’une souche centrale, ce cercle rituel a été découvert en 1998 sur le site de Holme-next-the-Sea, sur la côte du Norfolk, en Grande-Bretagne.

 

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