mythe

HESIODE – la Théogonie

Pour une analyse et une lecture approfondie de l’œuvre du poète grec des VIIIe – VIIe siècles av. J-C, on se référera à La Théogonie, Hésiode, le livre de poche, « Les classiques de Poche », traduction nouvelle de Philippe Brunet.
Cosmogonie : le mythe propose une réflexion sur la naissance du monde. C’est une pensée pré-rationnelle.

Atlas
« Sous la contrainte, Atlas supporte la voûte céleste,
Là où la terre prend fin, face aux Hespérides sonores,
Sur sa nuque, debout, de ses bras ignorant la fatigue :
Tel destin lui fut assigner par Zeus, dieu de ruse. » (V517 à 528)

Bien et mal
« Cotho, Lachésis, Atropos, qui fixent pour chaque homme à naître le bien et le mal qu’il aura en partage. » (V.219)
Berger
« Lorsqu’il gardait ses moutons au pied des montagnes divines de l’Hélicon. » (V.23)
On ne sait rien sur Hésiode mais en lisant ses œuvres, il est possible de faire le postulat qu’il était un berger.

Cronide
« Zeus, allait naître, elle vint prier ses parents, suppliante,
Ses parents à elle, la Terre et le Ciel peuplé d’astres,
de fomenter une ruse, pour qu’elle accouche en cachette,
pour que soient vengées les Erinyes de son père
et de ses fils dévorés par Cronos au ruses retorses. » (V469 à 476)
Zeus est appelé parfois ainsi car il est le fils de Cronos aux ruses retorses. Il a vaincu son père, délivré ses frères et sœurs.

Demi-dieu
« Thétis aux pieds d’argent, que Pélée dompta de caresses,
Conçut Achille au cœur de lion, assaillant indomptable.
Enée naquit de Cythérée à la belle couronne,
Qui reçut du héros Anchise de tendres caresses » (V1096 à 1009)
« Et Circé, issus du Soleil l’Hypérionide,
Des amours d’Ulysse au cœur doué de patience,
Enfanta Latinos, Agrios, parfaits et terribles » (V1011 à 1013)
« Calypso, la déesse divine, conçut d’Ulysse
Nausithoos et Nausinoos dans de tendres caresses. » (V 1017 à 1018)
« Ces déesses se sont unies à des hommes qui meurent,
Et ont conçu des enfants qui des dieux on l’allure divine. » (V1019 à 1020)

Hydre de Lerne
« l’Hydre de Lerne, élevée par Héra la déesse aux mains blanches,
Qui nourrissait pour le fort Héraclès une rage insatiable
Mais elle fut massacrée par le glaive du fils du Cronide,
Cet Amphitryonide aidé d’Iolaos le farouche,
Héraclès, que guidaient les conseils d’Athéna la pilleuse. » (V.314 à 318)

Muses
« Elles enseignèrent jadis le chant à Hésiode. » (V.21)
Tout comme Homère dans l’Iliade et l’Odyssée, Hésiode est inspiré par les Muses.

Prométhée
« Zeus enchaîna Prométhée le fourbe de liens infrangibles,
Faisant passer par le cœur d’un pilier les pénibles entraves :
Il fit alors surgir un aigle aux ailes ouvertes,
Qui dévorait son foie immortel : ce que le rapace
Lui avait dévoré le jour repoussait la nuit même. » (V521 à 525)

Titanomachie
« Mais Briarée, Cottos et Gyes insatiable de guerre,
Luttant au premier rang, réveillèrent la rude bataille.
Ils empoignèrent trois cents rochers de leurs mains vigoureuses,
Les lançaient tour à tour, ensevelissant sous la masse
Les Titans, les jetant sous la terre aux larges routes,
Et enchaînaient les captifs au moyen de chaînes cruelles,
-Eux que leurs bras avaient terrassés, malgré leur audace-
Aussi profond dans le sol que le Ciel est loin de la Terre,
Car aussi loin y a-t-il de la Terre à l’humide Tartare. » (V713 à 721)
La Titanomachie (en grec ancien Τιτανομαχία / Titanomakhía, littéralement « combat contre les Titans ») est un épisode de la mythologie grecque racontant la lutte entre les Titans, première génération de dieux menés par Cronos, face à Zeus allié aux Hécatonchires et aux Cyclopes.

RUSE
«Zeus, souverain des dieux, prit Métis pour épouse première,
Celle qui en sait plus que les dieux et les hommes qui meurent :
Comme elle allait enfanter Athéna aux yeux de chouette,
Ce fut alors qu’il trompa son cœur, l’attirant dans le piège
De ses discours caressants, et qu’il l’engoutit dans son ventre,
Obéissant aux conseils que le Ciel constellé et la Terre
Lui conseillèrent afin que nul dieu d’éternelle naissance
N’eût, hors Zeus lui-même, la prérogative royale :
D’elle devaient sortir des enfants suprêmement sages,
Tritogénie la première, la vierge aux yeux de chouette,
Qui égale en sage conseil et en force son père ; » (V886 à 896)

 

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