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La Princesse de Montpensier – Madame de Lafayette

L’histoire se déroule durant la seconde guerre de religion (1567-1568). Les guerres de religion déchirent le Royaume de France dans la seconde moitié du XVIème siècle : les catholiques et les protestants s’affrontent. Cette période de l’Histoire de France est une époque choisie par Madame de Lafayette dans un but bien précis : c’est une période de chaos, et ses histoires parlent du chaos des passions. En témoigne cette citation :

« Pendant que la guerre civile déchirait la France sous le règne de Charles IXème, l’amour ne laissait pas de trouver sa place parmi tant de désordres et d’en causer beaucoup dans son empire. »

La nouvelle est publiée en 1662.

 

Renée d’Anjou, le personnage principal, est mariée au Prince de Montpensier. Mais son amour va au duc de Guise. L’aveu d’amour : alors que la Princesse retrouve le duc de Guise à Paris, elle lui avoue son amour pour la première fois. Ils se retrouveront ensuite au mariage du roi de Navarre.

 « Cette belle princesse ne put refuser son cœur à une homme qui l’avait possédé autrefois et qui venait de tout abandonner pour elle. Elle consentit donc à recevoir ses vœux et lui permit de croire qu’elle n’était pas insensible à sa passion » 

Les deux amants se retrouvent au mariage de Marguerite de Valois et du roi de Navarre au château de Blois, le 18 août 1572. Jaloux, le prince de Montpensier demande à sa femme de rejoindre Champigny. Les deux amants correspondent par lettres, grâce au comte de Chabannes, meilleur ami de la Princesse. Leur imprudence va jusqu’à organiser une visite dans le château de Champigny où ils sont surpris par le Prince. Le duc parvient à s’enfuir et le comte se dénonce à sa place. Elle ne verra plus le comte, qui mourra lors de la St-Barthélémy le 24 août 1572. Par ailleurs, le duc de Guise la délaisse au profit de madame de Noirmoutier. La Princesse en meurt :

« Elle ne put résister à la douleur d’avoir perdu l’estime de son mari, le cœur de son amant et le plus parfait ami qui fut jamais. Elle mourut en peu de jours, dans la fleur de son âge, une des plus belles princesses du monde et qui aurait été la plus heureuse si a vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions. »

Une leçon primordiale dans les récits de Madame de Lafayette : ne pas s’adonner à ses passions.

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