Essai

L’animal est une personne – Franz-Olivier Giesbert

« L’animalophobie, fruit de l’ignorance et de la vanité, est une absurdité qui n’a plus d’avenir ».

A l’évidence, les mangeurs, mangeuses de viande, et autres consommateurs de souffrance ne se précipiteront pas sur cet ouvrage. Pourtant l’auteur délivre un contenu à grande valeur pédagogique, sans culpabiliser le consommateur, qui n’a souvent pas la moindre idée de ce qu’il fait, et n’a aucun conscience de la réalité : « Aujourd’hui par un incroyable tour de passe-passe, la plupart des humains se remplissent le ventre de chairs mortes de bêtes dont ils ignorent comment elles ont été tuées. L’abattoir est l’une des dernières terres inconnues de nos démocraties. Une zone de non-droit aussi, on le verra : tous les coups y sont permis ».

 

On n’y voit toutefois que timidement le message et l’auteur semble orienter son discours vers des abattoirs « plus humains » (cela est impossible évidemment) où les animaux non-humains seraient accompagnés jusqu’à leur mort au service de notre société déshumanisée. Mais il est indéniable que cette timide réclamation manque de cohérence avec un discours hautement protecteur des droits de l’Animal non-humain. L’abolition de l’esclavage et de la torture physique et psychologique de toute forme du vivant aurait vraisemblablement plus de sens. Mais il s’agit toutefois dans l’ensemble d’une noble réflexion où l’auteur lui-même s’engage dans un mode de vie sans cruauté. Un bon conseil de lecture.

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