ROMAN, Roman noir, Thriller

Le bourreau de Gaudí – Aro Sáinz de la Maza

Aro Sáinz de la Maza est né à Barcelone en 1959. Il est éditeur et correcteur. Le Bourreau de Gaudí est sa première incursion dans le genre policier et a valu à son auteur le prix international RBA du roman noir.

Le Bourreau de Gaudí a été publié en France en septembre 2014. Son titre original : El asesino de la Pedrera. Vous l’aurez devinez, il s’agit bien de la Casa Milá, cette maison dessinée par le célèbre architecte Gaudí.

Nous avons révélé deux ingrédients de cette oeuvre magistrale se déroulant au cœur de la capitale catalane : Roman noir, Gaudí. Le troisième : Milo Malart, un inspecteur de génie borderline et terriblement mystérieux.

Ce dernier viré pour avoir franchis les limites. Mais lorsqu’un corps calciné est retrouvé pendu au balcon de La Pedrera, c’est lui qu’appelle Susana Cabot, la juge d’instruction de Barcelone. A trois semaines de la visite du pape, avec des services de police sur le banc de touche, incapables de trouver la début du commencement d’un raisonnement, c’est bien de cet homme dont on a besoin : « Voilà pourquoi j’ai besoin du meilleur qui soit. Et tu es celui-là, Milo, avec un talent très personnel, je te l’accorde ; mais tu es le seul qui ne craint pas d’aller au bout des choses quelles qu’en soient les conséquences. »

Au sein de Barcelone, Milo Malart se lance alors sur les traces d’un psychopathe fasciné par Gaudi et avide de destruction. Quels sont ses motifs ? Est-il vraiment seul à agir?

 

Ce roman est le premier d’une trilogie, au cours de laquelle nous retrouvons Milo Malart au sein de sa Barcelone.

 

Entre violence et engagement sociétal

Cet ouvrage a tout du roman noir : un univers rendu extrêmement violent s’imprégnant de toute l’hypocrisie et de toute la noirceur d’une Barcelone que l’on ne veut révéler aux touristes. Une Barcelone manipulée par toute la corruption des hautes sphères et dont les premières victimes sont : les enfants. Les traumatismes de l’enfance, la pédophilie, le proxénétisme sont aux premiers rangs de l’histoire. Puis arrive la misère des laissés pour compte – ceux à qui ne profite pas le crime, les dépossédés, les rejetés.

Un terreau de misère sociale et de crime propice à l’émergence d’une haine sans limite qui veut réduire le joyau de Barcelone à ce qu’il est : l’exploitation des plus faibles.

 

 

Une documentation à coupée le souffle

Les recherches dont à dû faire l’objet l’écriture de ce roman sont incroyables. L’oeuvre de Gaudi et la franc-maçonnerie sont deux thèmes très creusés qui donnent une dimension réaliste supplémentaire à l’ouvrage. Vous aurez ainsi l’occasion de visiter la ville et d’en apprendre sur la lien entre les deux thèmes.

 

Une remarque toutefois : le personnage de Milo Malart est à mon goût resté un peu trop secret à la fin de son roman. Et c’est l’une des raisons qui me fera lire la suite : je veux en savoir plus sur lui.

 

Un excellent roman que je conseille absolument et qui vous donnera envie de lire la suite. 

 

 

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