Science-fiction

Les Livres de la terre fracturée

1 : La cinquième saison

Auteur : N. K. Jemisin

Traduit de l’anglais par Michelle Charrier

Editions J’ai lu, 2017 pour la trad. Française.

Note en exergue : « A ceux qui doivent conquérir de haute lutte le respect que n’importe qui d’autre obtient d’office. »

Roman qui a reçu le prix Victor Hugo 2016

C’est un livre de Science-fiction.

Trois chemins, trois femmes. Des Orogènes luttant dans un monde où les leurs – aka gêneurs (insulte) – doivent subir la violence des humains. Considérés comme des outils dangereux, ils sont tués ou conduits de force vers le Fulcrum où ils apprennent à maîtriser leurs capacités : bouger des montagnes, faire surgir des obélisques de la terre, provoquer des séismes…le contrôle du minéral. Mais cet enseignement n’a pour but que de maîtriser ces individus aux pouvoirs surpuissants.

Damaya, Syénite, Ussun. Trois femmes, une seule destinée : une course poursuite contre la haine qu’elles inspirent à ceux qui se disent humains, et la fin du monde.

Sur leur chemin, ces trois femmes vont rencontrer trois hommes : le gardien Schaffa, Albâtre, Jija. Trois hommes qui vont changer leur vie. Et leur enseigner la souffrance.

La difficulté de l’identification

C’est un roman dans lequel j’ai eu beaucoup de mal à m’immerger. Etait-ce le fait de la traduction ? Peut-être. Mais je trouve aussi que l’auteur créé délibérément une distance entre le lecteur et les personnages, ce qui rend la lecture difficile, du moins au départ. On découvre de manière abrupte la totale absence d’amour et de sécurité qu’offre ce monde, l’omniprésence de la dangerosité et la souffrance qui en naît.

Les relations entre personnages n’existent que parce que des éminences grises les leurs ont imposées. Le libre-arbitre est étouffé, la réflexion tuée dans l’œuf. Seule la peur dirige l’histoire.

 Une métaphore de notre monde

Dans ce roman, l’auteur esquisse plusieurs problèmes de nos sociétés (des problèmes qui ne sont pas récents malheureusement mais qui ne semblent pas disparaître) mais deux surtout dominent : la peur de l’autre, sous toutes ses formes (xénophobie, racisme) et le contrôle de l’autre (esclavage, lavage de cerveau, …)

Ce n’est donc pas un roman qui vous fera faire de beaux rêves mais il contribuera sans aucunde doute à alimenter votre réflexion si vous êtes tourné vers les luttes sociales.  

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