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LES ROMANS et LA REVOLUTION FRANCAISES (19e siècle – 21e siècle)

La révolution française revient sur le devant de la scène médiatique avec le mouvement des Gilets Jaunes. Le 7 décembre 2018, Guillaume Perrault le rédacteur en chef des pages du Figaro et de Fiagaro Vox titre : La justification ou la condamnation de la violence «politique» – question d’une actualité brûlante alors que l’extrême gauche s’efforce d’encadrer à son profit les «gilets jaunes» – surgissent dans l’histoire politique française dès 1789.

Netflix prépare une série fantastique sur cette période de l’histoire française.

Que nous disent les écrivains ?

Au XIXe siècle, les auteurs se penchent sur certains épisodes selon le message qu’ils veulent faire passer. Victor Hugo, qui a pleuré les événements de la Commune, abordera le thème de la violence révolutionnaire avec Quatrevingt-treize. Est-ce que la violence révolutionnaire est acceptable ? Comment peut réagir une république légitime qui voit se soulever contre elle une partie de son peuple ?

Pour Dumas, il y a avant Varennes et après : « La fuite à Varennes est le fait le plus considérable de la révolution française, et même de l’histoire de France. C’est le point culminant de la royauté : elle a mis sept cent quatre ans à monter jusqu’à Varennes, elle ne met que dix-neuf mois à descendre de Varennes à la place de la Révolution ; en mettant le pied sur la première marche de l’escalier de l’épicier Sauce, l’infortuné Louis XVI mettait le pied sur le premier degré de son échafaud. C’est pour le peuple que j’ai toujours écrit, et c’est pour lui encore que je déchire aujourd’hui ce feuillet de la gigantesque épopée de nos pères. »

Ecrivain prolifique, la révolution française est présente dans son œuvre. La comtesse de Charmy : Cagliostro continue son travail de sape pour détruire la monarchie. Le prisme du roman est la famille royale du 6 octobre 1789 à la décapitation de Louis XVI.  Avec le chevalier de Maison-Rouge, on retrouve Marie-Antoinette au Temple et les tentatives d’évasion avortées. On y retrouve tout le style de Dumas : imagination, rapidité d’action, verve.

1912, Anatole France aborde l’épisode de la Terreur : ces dirigeants qui ont voulu diriger le pays avec des idées abstraites, et voulu faire le bonheur des hommes malgré eux : « Les dieux ont soif ». Ces hommes, révolutionnaire fanatique comme Evariste Gamelin, ou autres entraînés par la mécanique tragique d’un pouvoir absolu.

 Il s’élève avec ce roman contre Lavisse et autres mystificateurs exaltant le patriotisme : à Valmy, « nos jeunes soldats furent victorieux [sur les Prussiens] parce qu’ils aimaient de tout leur cœur la France notre patrie »! Il minorise et justifie les brutalités de la convention et le régime de la terreur par le fait qu’« attaquée de tous côtés », la France « se trouve en grand danger ».

De nos jours, les romans sur la Révolution française abordent, parfois, la totalité de la période avec le côté économique et pratique : « Rouge de Paris » de Desprat, ou la vie des principaux acteurs de la Révolution « Révolution » de Mantel.  Ils sont parfois virulents comme le livre d’Eric Vuillard « 14 juillet » qui veut faire partager les conditions difficiles du peuple et met en avant le peuple de Paris enragé de misère. Ils réhabilitent Marie Antoinette, Cette personne transformée en personnage par le poids de l’histoire et les colporteurs de préjugés. » (Mousseline la sérieuse). Ils s’en servent comme toile de fond pour un roman policier (L’homme à l’escarpin).

Aussi devant l’intérêt constamment suscité par cet événement historique, je vais citer Max Gallo : « La Révolution française est un creuset dans lequel il y a toute l’histoire de France depuis ses origines. »

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