Roman policier

MAISONS DOMINIQUE – On se souvient du nom des assassins

L’HISTOIRE
1909, Giovanni Riva, jeune bachelier, est embauché au Matin, le quotidien le plus important de Paris, comme commis à l’ouverture et au classement de l’abondant courrier que reçoit le journal. Il est remarqué par le Directeur qui lui propose le poste de secrétaire auprès de Max Rochefort, un célèbre feuilletoniste.
Ce dernier décide de l’introduire dans la vie mondaine et l’emmène à un grand bal de charité donné au profit des victimes du terrible tremblement de terre de Salon de Provence, sur les berges du lac d’Enghien.
Ils ont retenu une suite dans l’hôtel du lac d’Enghien. Le cardinal Berdoglio, émissaire du Vatican, est assassiné dans une suite du même hôtel. Or, les relations entre la France et le Vatican sont très houleuses depuis la promulgation de la loi de 1905, sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.  Il faut trouver très vite un coupable. Aussi, un jeune femme de chambre est très vite accusée. Toutes les apparences jouent en sa défaveur.
Max et Giovanni vont tout faire pour l’innocenter.
LE ROMAN
Max, célèbre feuilletoniste, est un avatar de Gaston Leroux. D’ailleurs, l’auteur consacre tout un chapitre où Max et Gaston Leroux s’entretiennent, et où il rend hommage au célèbre écrivain, source d’inspiration tout au long du roman.
On retrouve le mystère de la chambre jaune, au début du roman. Max et Giovanni cherchent comment une inconnue a pu entrer et sortir sans être vue dans la chambre de l’émissaire du Vatican.
Ce première mystère résolu, on retrouve deux thèmes chers à Gaston Leroux :
– La vengeance d’un esprit dérangé sur des innocents. Au fil des pages, on s’aperçoit que le cadinal n’était qu’un dommage collatéral. Un esprit maléfique œuvre dans les coulisses. Mais dans quel but ?
– Dès la fin du XIXe siècle, dans le Paris pourtant réaménagé et pasteurisé du Baron Haussmann, la bourgeoisie installée flaire que des activités ténébreuses grouillent et gargouillent dans les profondeurs de la capitale. On lui cache des choses. Des crimes mystérieux témoignent que la pègre des fortifs a peut-être été masquée aux regards, mais n’a pas été éliminée.
Les pages consacrées aux bas-fonds de Paris rappellent les mystères de Paris : Dans ses profondeurs rampent le crime, le vice et la folie.
On pressent que l’auteur a fait un très gros travail de recherches pour faire renaître le Paris d’avant-guerre. Très dynamique, le tempo de l’histoire nous entraîne tout au long des 500 pages sans faiblir : un excellent roman policier.
L’AUTEUR
Dominique Maisons est auteur de roman policier.

Il a été éditeur de presse, traducteur de bande-dessinée, a travaillé 10 ans dans la musique, a coproduit un long métrage (un thriller franco-chinois, « L’œil du silence » ) ainsi que les DVD de « La Vie privée des animaux » de Patrick Bouchitey.

Son premier thriller, « Le psychopompe » (2010), a été couronné du Grand Prix VSD du polar 2011 (réédité chez Pocket sous le titre « Les Violeurs d’âme »).
Son précédent roman, Le festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.

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