Fantasy

Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande – Sandrine Gestin

Sandrine Gestin est née en 1969 à Quimper. Bercée par « Le Temps des Fées », elle dédie sa vie à sa passion et devient une prodigieuse artiste faisant revivre des mondes oubliés.

Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande est paru en avril 2014 aux éditions Au bord des continents, une maison d’édition bretonne.

Dans sa quête d’identité, une mystérieuse narratrice nous plonge dans la matière de Bretagne à chacune de ses rencontres avec une fée.

« Transie de froid, j’émergeai donc tant bien que mal, dans cette cacophonie matinale, tandis qu’un crapaud de belle taille tentait de me faire la conversation »

La légende d’Iseult, celle de Dahut, de Mélusine, de Guenièvre, et bien d’autres se suivent avec une extrême justesse.

« Juste avant de rendre l’âme, elle l’embrassa tendrement et murmura son nom, Tristan. »

Merveilles et légendes des dames de Brocéliande est un petit bijou de poésie en prose.

 

« Mais rien ne peut m’aider.

Car tout est en-dedans. »

Merveilles du fond et de la forme

Merveilles et légendes des dames de Brocéliande fait partie de cette catégorie très vaste des « Beaux livres », ceux que l’on tient dans ses mains avec plaisir, ceux dont les pages sont si belles que l’on a peur de les corner, et qui fournissent généralement un panel d’illustrations pour le plus grand bonheur de nos yeux. Mais ces « beaux livres » se divisent en deux grandes catégories : les livres à thèmes plutôt documentaires, et les livres de contes. L’ouvrage présent se place dans cette seconde catégorie. Les illustrations sont incroyablement belles, et la mise en page ne vous laisseront pas fermer ce livre sans l’avoir terminé.

 

Une écriture simple et douce

L’autrice et dessinatrice s’illustre par sa simplicité, une forme d’honnêteté je crois. Là où les grands sentiments appellent les grands mots, ceux qui nous mettent mal à l’aise par leur fausseté, elle préfère les mots simples et doux, ceux qu’on murmure, comme des anecdotes. C’est ce qui fait la force du récit. La féerie nous projette dans un autre monde, mais on peut s’approprier ces contes. D’ailleurs, l’autrice laisse un petit mot peu anodin en fin d’ouvrage, et l’on peut y lire : « Je savais que là était ma liberté. » Pourquoi ne pas se laisser porter par l’esprit magique d’une telle artiste?

 

A tous les adeptes de légendes et de Fantasy, (re)plongez dans la matière de Bretagne grâce à Sandrine Gestin.

 

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