ROMAN

L’arche de Darwin – MORROW JAMES

L’histoire

Chloé Bathurst est une jeune femme qui rêve d’une vie autre que celle qu’elle a toujours connue, entre pauvreté et misère. Elle devient comédienne. Après avoir revu son père détenu pour dette dans des conditions très difficiles, elle est submergée par l’émotion. Aussi le soir même, elle se lance dans une tirade amère et violente contre les injustices de la société. C’est un scandale. Elle doit renoncer à son métier d’actrice.
Elle recherche un emploi et se retrouve par hasard, gardienne du zoo de Charles Darwin. Le 20 avril 1849, ce dernier organise un déjeuner à Down House. Il y est question notamment d’un concours avec une récompense de 10 000 livres au premier savant qui prouvera l’existence ou non de Dieu.
Chloé y voit la solution à tous les problèmes de son père. Elle entreprend de voler le manuscrit de Charles Darwin « Vers une théorie de la sélection naturelle » pour se présenter comme scientifique et remporter le prix.
Afin de réunir les preuves de cette théorie, elle obtient une somme d’argent de la part de la société organisatrice et affrète avec l’aide de son frère un bateau pour les Galapagos.

 

Le roman

L’opposition entre créationniste et évolutionniste est toujours d’actualité. Dans ce roman, l’auteur nous transporte au milieu du 19e siècle où le biologiste Huxley et le paléontologue Owen s’affrontaient sur le lien entre le singe et l’homme. Leur débat était relayé par la presse et divisait le public.
C’est un roman dense, érudit, avec un humour cinglant. L’auteur met en scène de façon farfelues les différentes théories ontologiques. Ce n’est pas un roman à lire sur la plage, car on a vite fait de perdre le cours de l’histoire et le propos de l’auteur. J’ai particulièrement apprécié l’humour de l’auteur. Suivre le fil de l’histoire m’a paru plus ardu. En effet, l’imagination débordante de James Morrow mêlée aux différents concepts ontologiques et scientifiques sur l’évolution exige beaucoup d’attention.
Ironie de l’histoire, ce roman pourrait être écrit de nos jours.

En effet, je vous conseille un article d’Epoch Times du 22 -28 novembre 2016 ; le titre : « la théorie de Darwin, une croyance ? ».
1 – On n’a jamais trouver une preuve observable de l’évolution. Personne ne sait concrètement la forme que prenaient les conditions de l’environnement il y a 65 millions d’années.
2 – Aucune espèce n’évolue en une autre : il impossible de trouver une espèce en train de changer.
3- Il n’y a pas de lien entre les espèces : on n’a jamais trouvé de chaînon manquant.

Aussi, la conclusion de l’article : c’est une « croyance » scientifique tout comme le créationnisme.

 

L’auteur

James Kenneth Morrow est né à Philadelphia le 17 mars 1947. Après la guerre, ses parents achètent une petite maison en banlieue, poussés par la réputation de l’école publique d’Abington. James Morrow attribue directement sa carrière d’écrivain de fiction au cursus d’humanités du lycée d’Abington. Tout particulièrement, il s’inspirera d’auteurs comme Dante, Voltaire, Dostoïevski, Kafka, Camus et Ibsen.
En dehors de sa fascination pour les questions religieuses, les thèmes caractéristiques de l’auteur incluent la folie de la guerre, la nécessité du féminisme et les liens parents-enfant.

Citations

« Avec le temps, la modification s’étend à la population, donne naissance à une nouvelle variété, un nouveau type, une nouvelle race ou espèce, reprit monsieur Darwin… »

« Prends la réplique la plus célèbre de Yahvé dans le livre de l’Exode : « je suis ce que je suis » traduis le en français et cela devient : « je suis celui est suis ». Enlève le « i » égoïste de « Je suis » et le résultat est Jésus. »

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