Fantastique

Paris-Capitale – Feldrik Rivat

Feldrik rivat est né en 1978 à Thonon-les-bains, en Haute-Savoie. Après un parcours scolaire chaotique, et un parcours universitaire éclectique, il exerce quelques années en tant qu’archéologue. Puis se consacre entièrement à sa carrière d’écrivain. Paris-Capitale est son sixième roman, publié aux Editions de l’Homme sans nom, une maison d’édition spécialisée dans les littératures de l’imaginaire.

De prime abord envouté par une forme de haute qualité et un titre aussi aguicheur, le lecteur ne peut que plonger dans une telle aventure.  L’histoire démarre le 2 juin 1910 à 22h01 à Paris. Dans ce Paris des ombres, les morts peuvent avoir une seconde vie (à condition d’avoir de l’argent, cela va de soi…). C’est l’ère de l’Homo sapiens renascitur. Cette vie « ténébrale » se passe dans l’enceinte des Cuprifères, un immense bâtiment au sein duquel le temps est véritablement chronométré à la seconde près. C’est au sein des Cuprifères que vit la petite Prune et qu’elle va être enlevée contre rançon. Mais quelle est donc la rançon ? Est-ce Prune qui a véritablement été enlevée ?  Un personnage de haute importance va mener l’enquête, Eudes Anatole-Faust Lacassagne, alias Le Tigre, alias le Khan, préfet de Paris.

Un Paris tel que vous ne l’avez jamais imaginé

Un Paris tout nouveau nous est présenté par l’auteur. La mythique capitale revêt l’habit de l’imaginaire et ouvre ses portes au lecteur en mal de sensation.

« Le simiétographe embarqué enregistrait chaque jour les mêmes images : les hautes tours des Cuprifères, doublées d’un long reflet doré. Celui offert par le lac Eiffel, qui ennoyait désormais l’ancien Champ-de-Mars.
Paris-Capitale.
La Cité-Etat.
La ville et ses faubourgs vivaient et respiraient au rythme de ces flèches d’or et de cuivre. Symbole d’un pouvoir nouveau, ces hauteurs défiaient les cieux tout autant que la vie et la mort. EN ces lieux les grands esprits d’antan revenaient d’entre les morts pour faire de nouveau entendre leur voix. »

 

Un monde à part entière

L’auteur se sert admirablement bien des artefacts fictionnels pour créer un nouveau monde et de nouvelles sciences ! Désormais les morts régissent les vivants, et il est bien naturel que leur science se développe. Au programme : philosophie ténébrale, sociologie ténébrale, climatologie ténébrale…

« A quoi sert de conter l’histoire des grands hommes du passé si nous ne pouvons pas les faire revenir à la vie ? » Notes extraites du Petit Traité de philosophie ténébrale

 

Un histoire pleine de rebondissements

Dès le début du roman, l’auteur nous plonge dans son monde et on n’en ressort qu’à l’ultime page du livre. Pas le temps de s’ennuyer. Par contre, il est vrai que le livre présente beaucoup de dialogues, qui peuvent parfois alourdir l’action.

Enfin, notons la psychologie du personnage Eudes, un préfet pince sans-rire, employant volontiers la manière forte et ne quittant jamais son tigre.

 

Un Paris revisité, une enquête policière sortant de l’ordinaire, un final hors de toute attente, on ne peut que conseiller.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.