Thriller

PINTOFF STEFANIE – preneur d’otages

« Soyez certain de trois choses :
1. Je ne fais aucun mal à ceux qui font ce que je leur demande.
2. Je ne tuerai personne qui ne mérite pas d’être tué.
3. Si vous obéissez à mes ordres, je protégerai ce qui est précieux à vos yeux. »
New York, quelques jours avant Noël, des otages sont enfermés dans la cathédrale Saint Patrick. Cette dernière est entièrement piégée par des engins explosifs improvisés (EEI) ; ce type d’armes est principalement employé lors de conflits asymétriques par les forces terroristes comme en Irak.
Le preneur d’otages exige que ce soit Eve Rossi la négociatrice. Cette dernière appelle ses collaborateurs habituels pour former de nouveau l’unité Vidocq qui assiste le FBI en cas de crise.
Cette unité s’inspire de la vie de Eugène-François Vidocq, faussaire, voleur et professionnel du déguisement qui en 1809 accepta de collaborer avec la police afin de ne plus vivre en cavale. Il fut nommé chef de la sureté et rassembla une équipe de criminels surdoués.
Tout comme son prédécesseur, Eve a créé une équipe avec des spécialistes aux méthodes peu orthodoxes ; chacun a un domaine de compétence : la délinquance financière, les réseaux de contrebande d’armes, le piratage informatique, les armes et combat au corps à corps.
Les objectifs de ce dernier restent flous. Il semble n’avoir qu’une seule obsession et pose toujours cette question aux otages : « de quoi êtes-vous coupable ? » il semble avoir fait sienne cette préoccupation d’Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, et par ceux qui les regardent sans rien faire.
Deux voix se font entendre tout au long du récit : celle d’Eve et celle du ravisseur. Ce dernier connaît parfaitement les méthodes des négociateurs.
Entre ceux qui pensent à leur carrière, les hommes d’église qui veulent préserver la cathédrale, Eve a bien du mal à faire valoir que le plus important est de sauver la vie des otages.
L’intrigue est menée de main de maître tout au long du livre. Ce sont les toutes dernières pages qui nous délivrent la solution. Un très bon thriller.
Il faut reconnaître aux auteurs américains leur capacité a exploité dans leur scénario l’histoire nationale récente. Que ce soir la guerre d’Irak, le 11 septembre 2001…, les films et les livres traitent abondamment tous ces sujets, pas toujours avec succès. Dans ce roman, l’auteur aborde les syndromes traumatiques des soldats de la guerre d’Irak et les prises d’otages comme le titre l’indique. Les analyses en matière de psychologie sociale une valeur ajoutée. En ce qui me concerne, j’ai retenu beaucoup de notions qui m’étaient jusqu’ici inconnues dans ce domaine.
Citations
« Mais quand les enjeux sont bien réels ?
Alors, les mêmes bonnes âmes inquiètes du bien-être de leur prochain font semblant de n’avoir rien vu. »
« Les journalistes ont un nom pour ce genre d’indifférence. Les psychologues appellent ça « l’effet du témoin »..

Laisser un commentaire