Roman historique

POTZSCH OLIVER – La fille du bourreau

L’HISTOIRE

Le personnage central est Jakob Kuisl, le bourreau de la petite ville de la Haute-Bavière, Schongau. Avant chaque exécution, il se saoule. Il commence à boire dès que la sentence tombe. D’une manière générale, le bourreau est mal vu. Sa maison se trouve en dehors des remparts. Les gens évitent son regard : ils craignent que cela ne le porte malheur, surtout les jours d’exécution capitale. Les gants de cuir revêtus pour le châtiment sont brûlés dès que tout est terminé.
C’est un bourreau expérimenté. Quand il éprouve de la compassion pour les condamnés, il leur donne une potion qui les calme et anéantit toutes leurs douleurs et leurs craintes.
Il ne doit qu’une partie de ses revenus aux pendaisons et aux tortures : il est aussi pourvoyeur de potions contre la goutte, la diarrhée, … il remet également en place les épaules démises, répare les jambes cassées.
De son métier, il déclare : « S’il faut tuer, que ce soit au moins comme il faut, dans la loi et l’ordre. C’est pour cela que je suis revenu à Schongau, pour l’ordre. »
En 1659, un jeune garçon est repêché, mourant, dans la rivière qui traverse Schongau. Un signe de sorcellerie est tatoué sur son omoplate. Aussitôt, on accuse la sage-femme Martha Stechlin. Les sages-femmes ont mauvaise réputation : elles connaissent les plantes, pratique des avortements. Elles finissent souvent sur le bûcher comme sorcière.
Deux autres enfants sont assassinés et une fillette disparaît : ce sont des orphelins pris en charge par les familles de la ville contre rémunération. Ces enfants sont souvent traités comme la dernière roue du carrosse. On les tolère juste pour toucher l’argent que la ville donne. Aussi, ces orphelins avaient trouvé refuge chez Martha Stechlin. Tous les éléments concordent pour l’accuser. Mais Jakob est persuader de son innocence et mène l’enquête.

LE ROMAN
L’auteur est un descendant de Jakob. Il avait une vingtaine d’années quand il plongea dans les archives familiales et n’en sortit plus. Il explique cela par le besoin d’appartenir à une tribu : « La généalogie donne un sentiment d’immortalité. L’individu meurt, la tribu survit. » Dans ce roman, il a essayé de s’en tenir aux faits. Mais, il a simplifié parfois pour des raisons narratives. Ce qui en fait un roman passionnant où l’on appréhende la vie de Schongau au 17e siècle. Tout ce que l’on apprend sur le métier de bourreau correspond aux faits documentés par les recherches historiques récentes.

L’AUTEUR

Voici l’extrait d’une interview  d’Oliver Potzsch :

« Ne pensez-vous pas qu’il est important d’être historiquement précis que possible dans un livre de fiction historique ?

Oui, bien sûr, des romans historiques devrait être sommets dramatiques des événements authentiques.
Le lecteur doit toujours avoir à l’idée que la fiction historique vraiment pourrait avoir eu lieu de cette façon. Et j’espère que les lecteurs comprennent comment intensivement, je travaille sur la recherche et des enquêtes pour mes histoires.

Les seules exceptions sont les dialogues. Nous ne savons pas comment les gens à l’époque vraiment parlaient. Et même si nous savions qu’il serait difficile pour nous de lire et de le comprendre. La langue a développé beaucoup et était complètement différente de la nôtre. Je pense qu’il est important d’utiliser un style tout à fait modern de dialogue afin que les lecteurs peuvent obtenir une impression réaliste des personnages par intérim.

Ne pensez-vous pas que tous les bourreaux aurait vécu à l’extérieur de la société à l’époque ? À craindre ? Ignorés ? Méprisé ? Ou pensez-vous qu’il serait accepté comme juste un autre emploi. Comme le boulanger ou le boucher.

Bourreaux ont été exclus à l’époque. Leurs enfants n’étaient pas autorisés à être baptisé ; ils devaient vivre en dehors des villes, et les gens ordinaires a essayé d’éviter leurs regards.
Néanmoins, les personnes contactées pour être guéris de maladies ou d’acheter une potion magique, parce qu’un bourreau savait beaucoup de choses sur le corps humain.
Cette contradiction rend les bourreaux très intéressante comme personnages littéraires : bon et mauvais, guérison et tuant, sorcellerie  – tous dans une seule personne.
Je pense que cette impression ambivalente de profession d’un bourreau est – même de nos jours – l’une des raisons pour le succès international de mes livres. »

interview réalisée par MedievalMayen. Vous pouvez la retrouver complète sur son blog http://ancientandmedievalmayhem.blogspot.com/2013/05/author-interview-oliver-potzsch-author.html?br=ro&

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