roman noir

SZABO MAGDA – rue Katalin

L’HISTOIRE
La famille Elekes vit dans un appartement, au sixième étage d’un immeuble récent au bord du Danube. Ils regardent souvent leur ancienne maison située sur l’autre rive. Tout le monde semble souffrir dans cet appartement : les parents, les enfants, sauf la petite dernière.
Une seule personne s’est échappée de ce huis-clos : Blanka. Cependant, elle voudrait les rejoindre.
Quelle force occulte, les pousse à rester ensemble ?
LE ROMAN
Les trois premiers chapitres présentent les personnages du roman. On a l’impression d’être au purgatoire, là où les défunts en état de grâce expient leurs péchés. Tout semble plongé dans la naphtaline. Le passage un peu déstabilisant est celui consacré à Henriette : un fantôme qui revient parmi les vivants.
« Ils demeuraient ensemble car ils ne pouvaient pas vivre les uns sans les autres, pourtant leur simple présence les irritait mutuellement. »
On comprend qu’ils sont enchaînés au passé par un événement traumatisant.
Peu à peu le récit s’anime, l’auteur remonte dans le passé. Elle va dérouler au fil des pages l’histoire tragique de ses personnages.
Ce sont alors des enfants: le jeune Balint Biro et les soeurs Blanka et Irén Elekes accueillent la nouvelle venue Henriette. L’amitié va sceller leur destin.
Jeunes adultes, ils vont devoir abandonner tous leurs rêves, car la seconde guerre mondiale n’épargnera personne.

Regrets, remords, culpabilité, colère, exaspération vont après leur jeunesse gâchée diriger leur vie à tous.

C’est une histoire triste, lente. Les personnages sont nommés avec leurs liens de parenté avant de commencer la lecture : heureusement. Le début du livre est assez confus et on ne comprend pas tout de suite qui est qui. Aussi, on se reporte souvent à cette liste.  Le fantôme d’Henriette apporte une touche de poésie qui fait du bien.

A lire si vous aimez cette auteure, sinon il faut mieux commencer par un autre livre comme la porte, Fémina étranger en 2003.
L’AUTEURE
Magda Szabo est née en Hongrie. Ses premiers écrits sont publiés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale mais, après 1948, pour des raisons politiques, elle disparaît de la scène littéraire.

Lorsque ses livres ressortent en librairie à la fin des années 50, l’accueil est enthousiaste.

Magda Szabo est devenue une figure majeure des lettres hongroises.

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