Autobiographie

Le chercheur d’absolu – Théodore Monod

Théodore Monod, scientifique, naturaliste et explorateur, est né le 9 avril 1902 et est décédé le 22 novembre 2000 à Versailles.

Se contentant de peu pour survivre et doté d’une endurance exceptionnelle, Théodore Monod a mené plusieurs grandes missions d’exploration dans des régions du Sahara encore peu connues. A 93 ans, il partait encore explorer le désert.

Tout au long de sa vie, il a combattu pour la dignité humaine. Ce livre est son autobiographie.

Voici ce que Roger Cans écrit à son propos :  » On le voyait marcher au premier rang des manifestants qui protestaient contre le bombe atomique, l’apartheid, l’exclusion. Il militait contre tout ce qui, selon lui, menace ou dégrade l’Homme : la guerre, la corrida, la chasse, l’alcool, le tabac, la violence fait aux humbles. Son credo : le respect de la vie sous toutes ses formes ». Un éternel indigné.

 

Bombe atomique

–          « Certains disent que la bombe atomique était le seul moyen de mettre fin à la guerre. On oublie l’enchaînement des souffrances génétiques lorsqu’on compare Nagasaki et Hiroshima avec les deux bombardements de Dresde…. Attaquer une population dans son avenir génétique, quelle grande première ! »

Désert

–          « le désert, comme le diocèse, vous ponce l’âme, vous apprend les gestes en symbiose avec le corps, une certaine lenteur intérieure. »

L’Etat

–          « l’Etat sait anesthésier le peuple, le rendre plus malléable. Toutes sortes de drogues lui sont administrées : télévision, vidéothèque, informatique, sans oublier le tabac et l’alcool qui remplissent les caisses des gouvernements. Il est bien sûr indiqué sous le poison « dangereux pour la santé » et « à consommer avec modération ».

Fatalisme

–          « La plupart des gens trouvent inutile de se battre contre les horreurs de notre monde, puisque Dieu en terminera quand il le voudra. Le fatalisme est pratique, il démobilise les énergies. »

Guerre

–          « Comprendra-t-il alors que la guerre ne mène à rien et qu’il faut respecter la vie, s’hominiser, définir l’ascension humaine au lieu de se perdre dans l’anthropolâtrie et le mythe de Roi de la Création ?… Diviniser l’homme, c’est mépriser l’animal. »

Le groupe

–          « Individuellement, tout est possible. En groupe, c’est différent. Le groupe peut se laisser dominer, manipuler, une vague ou une autre l’emporte. Toute réflexion est annihilée par l’hystérie collective. »

Histoire

–          « Ils montrent que l’histoire n’a pas d’imagination ; elle se répète « au nom du père le Crime et du Fils le Pouvoir, et du Saint-Esprit l’Argent ». Tout est mis en place pour recommencer « le jamais plus ». Seuls les mots changent, mais les grands thèmes obscurs demeurent. »

Nomade

–          « La seule richesse des nomades étant leur liberté. Ce sont des marginaux, ils n’entrent donc pas dans le cadre des systèmes de contrôle. Eau et pâturages sont les garants de leur liberté. Les Etats tentent de forcer les nomades à la sédentarisation. »

Société nouvelle

–          « J’ai pour précepte une phrase saint Matthieu : « Faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. » car le jour viendra –à moins que l’homme ne se suicide – où une société nouvelle fera sa place au paysan, au travailleur, à l’artiste et au penseur. »

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