Roman historique

Un océan, deux mers, trois continents – Wilfried N’Sondé

Dom Antonio Manuel est prêtre au Royaume du Kongo. En 1604, et à la demande du roi du Congo, Alvaro II, il part en mission diplomatique au Vatican à bord d’un galion. La mission est d’importance, elle est cruciale même : il s’agit de délivrer le pays de la tutelle portugaise. Mais ce galion a pour première destination le Brésil ! Et la cale du bateau est occupée par ses confrères et consœurs noir.e.s…

 

L’auteur

Wilfried N’Sondé est né en 1968 à Brazzaville mais a grandi en Ile-de-France. Après des études de sciences politiques, il est parti pour Berlin où il est resté vingt-cinq ans. Aujourd’hui, il vit à Paris. Ses romans – Le Cœur des enfants léopards (2007), Le Silence des esprits (2010), Fleur de béton (2012) et Berlinoise (2015) – sont publiés chez Actes Sud. Il a également participé au Manifeste pour l’hospitalité des langues, sous la direction de Gilles Pellerin, Éditions la Passe du vent, L’instant même, janvier 2012. Un océan, deux mers, trois continents, publié en janvier 2018 est son cinquième roman.

 

Un réalisme hors-norme

Sordide, malsain, funeste…autant de qualificatifs pour l’atmosphère qui règne sur le bateau.

Folie, démence, effroi… c’est Dom Antonio qui nous parle au nom de toutes les victimes du commerce humain. Avec ce livre vous atteignez les bas-fonds de la noirceur humaine.

 

« Des relents de putréfaction harcelaient les narine, collaient à la peau et aux beaux habits de Louis de Mayenne et de ses officiers. Les captifs partageaient ainsi leur calvaire avec leurs tortionnaires, leurs miasmes devinrent ceux de tous. »

 

 

L’actualité de l’esclavagisme

Wilfried N’Sondé a un talent hors du commun. Histoire de quelques centaines de pages, vous voyagerez en compagnie de Dom Antonio Manuel sur un galion chargé d’hommes et de femmes victimes du commerce d’esclaves. Avec ce livre, c’est la conscience qui s’élève, et l’indignation. Impossible d’oublier, et de ne pas faire le parallèle avec notre temps. En effet, ce livre dépoussière un peu la notion d’esclave afin d’en faire un universel des personnes opprimées pour leur couleur, leur genre, leur religion, et même leur espèce.

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