conte philosophique

VOLTAIRE – Candide

Auteur: Voltaire

François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778 (à 83 ans), est un écrivain et philosophe français qui a marqué le XVIIIe siècle.

Date de première publication: janv. 1759

Personnages: Cunégonde · Pangloss · Cacambo · Candide · Baron Thunder-ten-Tronckh · La vieille · Martin

Genre: Conte philosophique

Langue : française
Rédigé entre juillet et décembre 1758, l’ouvrage est condamné le 2 mars 1759 par le conseil de la ville de Genève. C’est un roman qui va connaître un vif succès. C’est une parodie des romans d’aventure en vogue à l’époque, où il s’en prend à l’optimisme prôné par Leibniz (de façon succincte, ce philosophe a tenté d’enseigner l’espoir dans une période sombre : guerre, déchirement intellectuel et religieux). On y retrouve l’impertinence qui a fait la célébrité du philosophe.

EXTRAITS PAR THEMES

Autodafé
« Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé. » (Chapitre VI)

Beauté
« Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. » (Chapitre I)

Dieu
« Il voulut savoir comment on priait Dieu dans l’Eldorado. Nous ne le prions point, dit le bon et respectable sage ; nous n’avons rien à lui demander, il nous a donné tout ce qu’il nous faut ; nous le remercions sans cesse. » (Chapitre XVIII : affirmation du déisme, dieu existe mais il n’y a pas de textes sacrés ni de révélations.)

France
«…j’ai parcouru plusieurs provinces : il y en a où la moitié des habitants est folle, quelques-unes où l’on est trop rusé, d’autres où l’on est communément assez doux et assez bête, d’autres où l’on fait le bel esprit, et, dans toutes, la principale occupation est l’amour, la seconde de médire, et la troisième de dire des sottises. » (Chapitre XXI)
Mal
« Il faut que vous ayez le diable au corps, dit Candide – Il se mêle si fort des affaires de ce monde dit Martin, qu’il pourrait bien être dans mon corps, comme partout ailleurs ; mais je vous avoue qu’en jetant la vue sur ce globe, ou plutôt ce globule, je pense que Dieu l’a abandonné à quelque être malfaisant… » (Chapitre XX)
« Partout les faibles ont en exécration les puissants devant lesquels ils rampent, et les puissants les traitent comme des troupeaux dont on vend la laine et la chair. » (Chapitre XX)

Mal du pays
« On aime tant à courir, à se faire valoir chez les siens, à faire parade de ce qu’on a vu dans ses voyages, que les deux heureux résolurent de ne plus l’être, et de demander leur congé à Sa Majesté. » (Chapitre XVIII)

Médecine
« Cependant, à force de médecines et de saignées, la maladie de Candide devint sérieuse. » (Chapitre XXII)

Mésalliance
« Vous, insolent ! répondit le baron ; vous auriez l’impudence d’épouser ma sœur, qui a soixante et douze quartiers ! Je vous trouve bien effronté d’oser me parler d’un dessein si téméraire ! » (Chapitre XV : Voltaire se moque de l’orgueil nobiliaire des nobles de l’Empire allemand)

Paris
« Oui, j’ai vu Paris : il tient de toutes ces espèces-là. C’est un chaos, c’est une presse dans laquelle tout le monde cherche le plaisir, et où presque personne ne le trouve, du moins à ce qu’il m’a paru. » (Chapitre XXI)
« Le souper fut, comme la plupart du temps des soupers de Paris, d’abord du silence, ensuite un bruit de paroles qu’on ne distingue point, puis des plaisanteries dont la plupart sont insipides, de fausses nouvelles, de mauvais raisonnements, un peu de politique et beaucoup de médisance ; on parla même de livres nouveaux. » (Chapitre XXII)

Philosophie de Leibniz
« Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement ; car tout étant faits pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. » (Chapitre I)

Science
« Ce tremblement de terre n’est pas une chose nouvelle, répondit Pangloss ; la ville de Lima éprouva les mêmes secousses en Amérique l’année passée ; mêmes causes, mêmes effets ; il y a certainement une traînée de soufre sous la terre depuis Lima jusqu’à Lisbonne. » (Chapitre v : Voltaire se moque des savants qui veulent montrer que dans la nature tout se tient).

Travail
« Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? je n’ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » (Chapitre XXX)
« Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut travailler son jardin » (Chapitre XXX)

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