Conte philosophique

Zadig ou la destinée – Zadig

François-Marie Arouet naît en 1694. Son père est notaire. Il reçoit une formation classique à Louis-le-Grand, chez les Jésuites. Mais acquiert très vite le goût du plaisir et du bel esprit. Il est exilé deux fois en province en 1715 pour des écrits satiriques contre La Motte puis contre le Régent et est enfermé onze mois à la Bastille en 1717 pour une épigramme en latin au Régent. En 1718, le succès d’Œdipe le rend célèbre. En 1726 il est enfermé à la Bastille pour avoir attaqué le chevalier de Rohan : lors d’un conflit pour s’attirer les faveurs de Mlle Lecouvreur, le chevalier lui aurait lancé « Arouet ?… Voltaire ?… Enfin, avez-vous un nom ?… », ce à quoi Voltaire aurait répliqué « Voltaire ! Je commence mon nom, vous terminez le vôtre ! ». Il s’exile en Angleterre en mai 1726. En 1728, il dédie à la Reine d’Angleterre l’Henriade, une épopée.

De retour en France, il publie, sans autorisation, les Lettres Philosophiques, ou Lettres Anglaises : « première bombe lancée contre l’ancien régime. » (Lanson). Une lettre de cachet l’incombe de s’ile en Lorraine où il est accueilli par Madame du Châtelet.

Sa vie se poursuit, toujours aussi mouvementée, entre exils et rappels… Zadig est publié en 1747.

 

Il décède en 1778 : « Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition. » (extrait de sa profession de foi, rédigée en février 1778). En 1791, ses cendres seront transférées au Panthéon.

Zadig ou la Destinée est le texte remanié de la première version, Memnon, histoire orientale (1747) : Zadig a été publié pour la première fois sous ce titre en 1748. La version définitive a paru en 1756.

 

L’édition utilisée pour cette fiche de citations est la suivante : Voltaire, Zadig, suivi de Micromégas, Pocket, 2006.

 

 

L’histoire : « Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l’éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions ; il n’affectait rien ; il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. ». « Il était aussi sage qu’on peut l’être : car il cherchait à vivre avec des sages. » Avec mesure et raison, Zadig suit sa destinée et les préceptes énoncés par le sage Zoroastre. Mais sa seule récompense est le malheur. « Le malheur de Zadig vint de son bonheur même, et surtout de son mérite. » Il se marie mais sa femme est futile, il aide le roi mais tombe amoureux de la reine et est donc condamné à mort, … Il achève son histoire sur ces mots : « mais où aller ? je serai esclave en Egypte, brûlé selon toutes les apparences en Arabie, étranglé à Babylone. Cependant il faut savoir ce qu’Astarté est devenue : partons, et voyons à quoi me réserve ma triste destinée. »

Mesure

« Ni le choix de ses amis, ni celui des mets, n’étaient faits par la vanité : car en tout il préférait l’être au paraître, et par là il s’attirait la considération véritable à laquelle il ne prétendait pas. »

 

Paroles de Zoroastre

« L’occasion de faire du mal se trouve cent fois par jour, et celle de faire du bien, une fois dans l’année, comme dit Zoroastre. »

 

« Quand on est aimé d’une belle femme, dit le grand Zoroastre, on se tire toujours d’affaire dans ce monde. »

 

« Les services rendus restent souvent dans l’antichambre, et les soupçons entrent dans le cabinet, selon la sentence de Zoroastre. »

 

Dicton

« Le moment où l’on se retrouve, et celui où l’on se sépare, sont les deux plus grandes époques de la vie, comme dit le grand livre du Zend. »

 

Humanité

« Il se figurait alors les hommes tels qu’ils sont en effet des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue. »

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